TM_Warhammer_Initiation_Session 02 (MJ Jordan)

Aller en bas

TM_Warhammer_Initiation_Session 02 (MJ Jordan)

Message  Admin le Lun 12 Mar - 8:11





Résumé de la partie du Vendredi 02/03/2018 :

PJ :
- Borak fils d'Aldrik Nain, Tueurs de ... (Jul)
- Rustiger Humain, Mercenaire (Flo)
- Grimbor Forgefury, Nain, Gladiateur (Cyr)

Résumé du point de vue de Rustiger :

Je suis inquiet… C’est vrai que ces bestioles-là ne s’aventuraient pas jusqu’ici depuis bien longtemps. Heureusement, ils n’ont pas l’air très malin ! Ce pauvre troll, abomination du chaos s’il en est, est tombé assez facilement dans le panneau de notre embuscade. Je regrette de n’avoir pris le temps de mieux viser sur le tir de mon carreau, car cette espèce d’enragé de nain à crête orange pourrait s’avérer fort utile comme compagnon sur le long terme, mais, Sigmar soit loué, mon trait semble ne l’avoir qu’écorché.

Une fois la bête terrassée, mes deux vieux cupides de nouveaux compères prélèvent comme convenu ce qui leur semble revendable auprès de ce que le vieux Monde compte de magiciens dégénérés. Grand bien leur en fasse ! Tant que j’ai ma fiole de bave, me voilà satisfait !
De retour au bercail, nous nous dirigeons directement chez mon père, à qui je vante principalement les mérites de ce cher Romain Juster. La chair à canon sacrifiable qui m’accompagne m’a certes bien aidé, mais ne nous leurrons pas : ces nains ne font que passer, dans la région. Le vieux Weisschaft - mon père- se met même à insinuer des choses… Je le reconnais bien là ; il n’est pas le bourgmestre de Kurheim pour rien ; il manie la langue comme on agite une arme. Il se met à tester la réaction de mes nouveaux compères sur une supposition bien audacieuse : le début des malheurs de ma sœur concorderait avec leur arrivée au village !

Là je crois qu’il exagère. Lui-même m’assure que le visage de ma sœur en est arrivé là en six jours. Or il me semble que les nains ne sont là que depuis l’avant-veille. J’essaie d’arrondir les angles ; les deux bougres ne me semblent pas être autre chose que deux bougres. Cupides, mais deux bougres. Je suis plus mal à l’aise avec le père Bertold. Mon instinct me dit que ce n’est pas sain de chercher à se procurer de la bave de troll. Mon esprit tordu imagine qu’il aurait lui-même provoqué la laideur soudaine de ma sœur pour avoir un motif fallacieux d’en obtenir.

Lorsque la tension retombe entre mon vieux et les nains que j’ai engagés, je monte voir Louisa. Il est grand temps de chercher un coupable. Et pour ça, il me faut d’abord un mobile. Je la découvre telle que je n’osais l’imaginer. Pustules, déformations, pertes capillaires, verrues et rides ont eu raison de sa légendaire beauté. Après un premier mouvement de recul, une question que je n’aime pas me traverse l’esprit. Et si elle est vraiment souillée par le Chaos ? Que faire ?

Les quelques questions que je lui pose n’atteignent pas leur but. Elle n’a aucune idée d’aucun évènement qui aurait pu justifier qu’on lui inflige ça. Ce qu’elle peut être gourde parfois ! Tout au plus j’apprends que Anna Grits vient de temps en temps, lui donne un coup de main pour le ménage et lui couper les cheveux. Malgré que Anna soit légèrement plus âgée, elles se sont liées d’amitié. J’en reviens à ma première idée ; c’est surement des itinérants, un voyageur ou un colporteur qui aurait pu fomenter une telle chose. Mais ce prêtre… est suspect…

La suite consiste à interroger mon père lui-même. Ses affaires ou celles du village ont peut-être indisposé l’un des notres tout simplement. La liste des suspects est dressée. Il y a d’abord Gautier Delacroix, qui a été banni à coup de fouets du village pourquoi avoir escroqué le meunier il y a 4 mois, celui-ci pourrait avoir une dent aiguisée contre mon père. Il y a aussi deux prétendant de ma sœur, Janur Kernadoc un éleveur de poule bien de chez nous et ce filou de Hans Rode, sorte de fils à papa qui se croit tout permis et qui tournait déjà autour de ma sœur lorsque je suis parti voilà des années de ça. Il y a encore l’autre incapable de Eugene Henry, qui pense pouvoir administrer notre modeste communauté mieux que père. Et malheureusement ce ne sont pas les seuls… Mes nouveaux amis soupçonnent tout particulièrement Urdithane et sa femme, implantés chez nous depuis plusieurs années, mais à la sociabilité peu amène, se limitant à son travail particulièrement apprécié des propriétaires et acheteurs d’arcs.

Il se fait tard lorsque la conversation se termine. Les nains ont négocié auprès de mon père une petite rallonge pour le cas où ils contribueraient à découvrir qui a commis ce crime impardonnable. Je les soupçonne quand même d’être motivés par autre chose que le seul argent, car voilà que le vieux Weisschaft se montre pingre cette fois ci. Ses caisses commenceraient à tirer la tronche, que ça ne m’étonnerait pas. Cherchent-ils à débusquer les mésoeuvres du Chaos ? L’œil fou cherche-t-il vraiment une mort glorieuse comme les légendes nous le disent à propos de sa caste ?

Nos deux amis repartent vers leur nouveau débit de boisson habituel, qui accessoirement propose aussi l’hébergement, histoire de vendre d’autant plus facilement le contenu de ses chopines. Moi je me résout à aller faire un tour du côté de la masure que le culte de Sigmar met gracieusement à disposition du prêtre qui officie en ces lieux. Il ne me parait décidemment pas clair, et malgré qu’il soit là depuis près de dix ans, je ne l’ai que très peu connu. Je dois dire que les quelques feuillets dont il a eu l’air de tirer la recette de son fameux remède ne m’ont pas inspiré confiance. Un clerc ne devrait-il pas avoir plutôt pour saine lecture que le grand livre de la geste de Sigmar notre vénéré dieu tutélaire ? Dans un mouvement qui repéré aurait pu passer pour suspect, je m’assure que ce bon père Bertold adopte y compris à cette heure-ci une activité qui semble normale. Tout du moins la lumière est allumée, et la masure au calme…

Le lendemain, il apparait clairement à mes compères et à moi que la liste des suspects possibles est trop longue pour guider sereinement nos choix. Nous décidons de nous concentrer sur le mal et son remède. Et pour ça, rien de tel que d’aller rendre visite à la vieille Eva. Cette rebouteuse connue de tout le village était déjà bien vieille lorsque je suis parti et ça n’a pas dû s’arranger, mais il y a peut-être quelque chose à en tirer. Tu parles, Karl ! La vieille n’est plus très au point. Tout au plus apprendrons nous qu’il n’y a pas de trolls dans la région - sic ! -, que Anna Grits vient ici aussi de temps en temps pour aider à tenir la chaumière - bon courage ! -, et que comme moi Bertold ne lui inspire pas confiance, d’ailleurs c’est bien simple, elle ne se rend plus au temple depuis déjà quelques années.

Nous n’avons donc pas beaucoup avancé, quand nous décidons que parler à Aldebert Thas sera probablement le mieux à faire pour obtenir de vraies informations. Il traine comme d’habitude sur la place du village. Il est plus qu’un écrivain public en fait, c’est le véritable carrefour des informations de notre communauté. Depuis que le seigneur Gontran Grenage l’engage régulièrement pour relayer les messages officiels en tant que héraut, il cultive son image d’homme public et cherche sans cesse à se mettre au centre de la vie locale…

Nous bavardons un peu, cherchons à savoir depuis quand le père Bertold prêche ici, et si le précédent lui aurait légué des documents. Nous apprenons surtout de sa bouche que la transition entre les deux ne s’est pas déroulée au mieux, que Daguar a été cordialement invité à se démettre de ses fonctions par la hiérarchie Sigmarite, avant de se retirer et d’adopter une vie sylvestre. Cette histoire est louche, je le sens bien.

Et puis il me demande si ma sœur va mieux… Sacrebleu ! Comment est-il au courant ? Mon père m’a bien indiqué avoir soigneusement caché l’état de Louisa. Cette vieille fouine en connait un rayon sur la vie des gens d’ici, mais quand même… Résolus à tirer l’affaire au clair, nous le pressons à nous accompagner à la taverne, histoire de lui délier la langue. Il est bavard et nos questions fusent ; la conversation va bon train, sa descente de bière aussi. Lorsque le voilà fait ses précautions tombent, et à la faveur des mines patibulaires des nains qui me secondent, leur intimidation paye. Oui il est impliqué dans cette histoire mais non, il ne veut pas de problème, et d’ailleurs cette mauvaise farce n’est pas son idée. Tandis qu’il se met à parler, d’un regard j’intime silence et discrétion au « bon Gildas ». Je me dirige vers l’entrée de l’établissement, à une heure où la fin de matinée rend plus grand le risque de voir arriver des ventres affamés, qui auraient bien mauvaise inspiration de rentrer à ce moment-là. Heureusement personne ne vient nous déranger. Nous finissons également par apprendre que c’est pour son bon ami Hans qu’il a accompli son forfait.

Solidement encadré par mes nouveaux amis, Aldebert finit par admettre qu’il y a une solution à tout ça, que prononcer le sort à l’envers résoudra le problème de Louisa. Nous l’invitons fortement à y procéder, et c’est sous bonne escorte qu’il rejoint sa masure. Le soupçon pesant naturellement sur ceux qui manipule ce qui les dépasse, c’est avec une grande prudence et nos armes à la main qu’une fois rentré chez lui, nous le laissons sortir d’une habile cachette un grand livre noir puis l’ouvrir. Le moment de la résolution des problèmes de ma sœur arrive… ou pas ! car comment être sûrs que c’est bien ce qu’il  a promis qu’il fait ?

Tendus et nerveux, nous le laissons manipuler la mèche de cheveux qui seraient ceux de Louisa, et prononcer ses vilénies. Aucun effet sensible ne se produit. Il nous assure que dès demain matin l’effet du mauvais sort va refluer de jour en jour. Il n’aura pas le bénéfice du doute, et les nains décident de le séquestrer chez lui jusqu’à ce que nous soyons réellement convaincus. En attendant, le livre noir, confisqué, l’argent qu’il possède, aussi, et les denrées consommables, soumises à l’appétit des nains !

Je me souviens alors en sortant de ma première idée, et je cours dire au prêtre de ne pas appliquer le remède qu’il préparait, si toutefois ce n’était déjà fait. Je crains en effet qu’il ne soit pire que le mal, et Aldebert m’ayant paru sincère, je prends le pari que le contresort aura de l’effet, en racontant au prêtre que Louisa va déjà mieux. Il va vraiment falloir penser à surveiller les agissements de ce prêtre…
La journée passe ainsi, dans l’attente d’un résultat.

Le lendemain dès l’aube je réveille Louisa Weisschaft, impatient de connaitre le résultat. Et effectivement il semble que ça aille mieux ;  même si ce n’est pas encore ça… Je m’empresse alors d’aller décider avec mes collègues quoi faire de ce bon Aldebert. Nous discutons et finissons par décider qu’on ne peut retenir davantage notre captif. Mais nous estimons aussi que lui laisser son maudit livre nous fait prendre un risque. Nous négocions son silence en l’échange d’une non dénonciation. Pour autant, mon père doit tout de même être au courant.

Après avoir emmené le livre dans une cachette connue de moi seul, une anfractuosité rocheuse à l’écart du village, je rejoins les nains pour aller parler ensemble à mon père. Borak est ravi de démontrer à quel point mon père avait raison. Je suis même étonné qu’il ne demande pas réparation, comme le font si souvent les nains pour laver leur honneur dans les couronnes d’or… Mais celui-ci m’a l’air moins porté sur sa bourse.

Nous apprenons à mon père nos découvertes, et lui expliquons ce que nous avons négocié avec le fautif. Il n’empêche, l’affaire n’est pas close. On ne peut pas se permettre de laisser Hans s’en tirer à si bon compte ! Décidés à faire payer cette ignominie à ce cher Hans, nous décidons d’aller lui tirer les oreilles, non sans avoir longuement discuté du meilleur stratagème à employer. Mais c’est compliqué car le père de Hans est un négociant fortuné en bons termes avec le seigneur, du moins autant que mon père l’est. Et c’est surtout un homme qui dispose d’une petite milice personnelle pour protéger son manoir, à l’écart du village, et sa famille. Ce serait stupide d’attaquer de front… Nous discutons alors de la possibilité de le dénoncer en possession d’un étrange et obscur livre noir que nous aurions discrètement mis en sa possession, et pourquoi pas lors d’un mariage avec ma sœur. Puisqu’il semble que l’élément déclencheur fut un énième échec à  séduire Louisa, lui faire miroiter son changement d’avis serait sans doute la meilleure manière de l’amener à nous. Mais nous décidons finalement d’aller au plus simple, et nous lui tendrons une embuscade sur le chemin de sa demeure.

Après avoir salué mon père en sachant que les prochains développements pourraient m’éloigner durablement du village, nous sortons alors pour aller à la recherche d’Aldebert, qui nous mettra de façon très certainement coopérative sur la piste de Hans. Mais nous remarquons qu’une certaine agitation populaire s’est emparée de la place centrale. Le bon Gildas est en train d’accuser publiquement Aldebert de tous les méfaits dont il nous a entendus parler dans son établissement lors de notre petite conversation aimable avec Aldebert. On ne peut pas vraiment lui en vouloir, il ne fait que répéter la vérité… Mais la façon dont tournent les choses met en risque nos chances de coincer Hans ! Je demande à mon père de contribuer à calmer la foule électrisée, et nous faisons notre possible pour convaincre tout le monde que ces affirmations sont au mieux farfelues, et que Louisa se porte comme un charme. L’opinion se retourne, et le tavernier finit par laisser tomber ; il ne peut pas être sur lui-même que ma sœur ait subi quoi que ce soit…

Nous restons en sa compagnie, pour le faire parler de son bon ami Hans ; et nous nous rendons compte que ce jeune homme, en sa compagnie, et porteur d’une épée d’apparat à l’apparence fort originale, est le fameux commanditaire de la défiguration de Louisa. Bigre qu’il a changé depuis toutes ces années ! Je ne l’avais pas reconnu. Je me présente alors à lui, et lui explique en mentant que secrètement, ma sœur nourrit quelque sentiment à son égard, et que c’est mon père qui gâche tout et complique les choses. Pas un mot de son état actuel. Ne sachant ce qu’Aldebert lui a révélé ou non à notre propos, les nains gardent ce dernier à l’œil, en l’enjoignant sans mot dire de ne rien tenter.
Parti sur ma lancée, je raconte à Hans que j’aimerais faciliter ce que le vieux Weisschaft complique, et que je souhaite faire plus ample connaissance, et pourquoi pas en sa demeure. Le piège se referme, mes nouveaux amis comprennent que je joue à nouveau le rôle du rabatteur. Hans et moi, ainsi qu’un garde du corps armé qui lui colle aux basques, rejoignons la sortie du village où les attend un second garde, pour aller à pied en direction de son manoir familial. Ça risque d’être plus compliqué que prévu, nous ne nous attendions pas à ce qu’il soit trois…
Les nains se faufilent à travers bois pour aller choisir un emplacement pour notre embuscade semi improvisée. La discussion avec Hans en chemin va bon train, me voilà en plein travail de bavardage pour endormir sa méfiance.

Je commence à trouver le temps long, quand enfin nos bandits improvisés sortent de leur cachette ! Forgefurie surgit alors sur le chemin mais emporté par son mouvement et avant même d’avoir eu le loisir de menacer réellement mes compagnons de route, il tire par mégarde le carreau d’arbalète qu’il avait chargé. Le trait ira finir quelque part dans un arbre des environs. Un des gardes sort son épée pour protéger Hans au contact, tandis que moi et le second sortons nos arbalètes également. Lui tire sur mon ami, tandis que moi je fais un pas en arrière pour tirer directement dans le dos de Hans. Surpris par mon attaque, son garde à l’épée réagit très professionnellement pour couvrir sa fuite en s’en prenant à moi, tandis que Borak sort des fourrés et de sa hache s’occupe de l’autre garde. Mis en difficulté par mon assaillant, je suis ravi d’avoir pris pour compagnons des nains entrainés, lorsque leurs assauts combinés me débarrassent, non sans une vilaine égratignure sur le côté droit de mon crane, de ces soldats de bas étage. De cette confrontation violente je retiendrai surtout le terrifiant coup de hache de Borak, qui en un seul mouvement net trancha un garde en deux comme s’il s’était agi de petit bois.

Une fois ses hommes au tapis, rattraper un Hans blessé par mon carreau est une formalité que nous nous empressons de remplir afin de lui faire rendre gorge. Une saignée infligée par derrière au niveau de la carotide fait aisément l’affaire, et ne nous pose pas plus de problème d’éthique que ça.
A l’heure de fouiller les corps, et tandis que je m’avance sur la route pour guetter que personne ne nous dérange à ce moment inopportun, mes amis retrouvent un peu d’argent, des armes en bon état, et nous découvrons que l’arme de Hans est plus sophistiquée qu’à première vue : un emplacement discret accueille une fiole, vraisemblablement de poison, qui peut se répandre sur la lame d’une simple action sur la garde. D’ailleurs, ces deux fioles que nous retrouvons sur lui, est-ce vraiment du parfum comme ça en a l’air… ?

Enfin nous dissimulons au mieux notre forfait, en cachant les corps ou leurs morceaux en divers endroits sous des branchages loin de la route elle-même. Il ne reste a priori que les taches rouges du sang versé sur la terre battue du chemin pour témoigner de nos actes ; nous avons récupéré les carreaux qui pouvaient l’être, sans toutefois retrouver le premier tir de Forgefurie, dommage !
Vient l’heure de s’interroger sur ce que nous devrions faire de l’épée trop voyante et trop caractéristique de ce cher Hans. Elle a l’air fort utile et bien pratique, mais elle nous désignerait trop facilement comme des meurtriers auprès des gens du coin qui connaissent bien la famille Rode…

A Suivre...
avatar
Admin
Admin

Messages : 644
Pts de Réput : 1251
Localisation : Maurepasss

http://lebazariumdelelfe.lebonforum.com

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum